Habitat parasinistre : objet interdisciplinaire entre territoire, culture et technique.

Le séisme du 12 janvier 2010 fut une des catastrophes les plus meurtrières et les plus destructrices en Haïti. Elle résulte de la combinaison d’un aléa naturel de forte intensité et d’un environnement bâti très vulnérable.

Dans leur article pour Fabula, Mampionona Rakotonirina, Thierry Joffroy, Laurent Daudeville et Philippe Garnier présentent un raisonnement argumentant la caractéristique « non naturelle » de la catastrophe subie ainsi que leurs travaux de compréhension de la représentation d’un habitat parasinistre par des professionnels dans le domaine de la construction.

Lire l’article : https://www.fabula.org/colloques/document7941.php

Résumé

Une des catastrophes les plus meurtrières et les plus destructrices en Haïti est celle qui a été occasionnée par le séisme du 12 janvier 2010. Elle résulte de la combinaison d’un aléa naturel de forte intensité et d’un environnement bâti très vulnérable. Cet article présente dans un premier temps un raisonnement argumentant la caractéristique « non naturelle » de la catastrophe subie. Dans un deuxième temps, il présente nos travaux sur la compréhension de la représentation d’un habitat parasinistre par des professionnels dans le domaine de la construction. Cette recherche a été basée sur un corpus textuel de documents et d’entretiens semi-directifs analysés qualitativement avec la méthode de l’analyse thématique de contenu en utilisant le logiciel NVivo pour l’encodage. Les résultats montrent qu’un habitat parasinistre se devrait d’assurer les fonctions d’une habitation durable, avec des propriétés permettant d’épargner la vie de ses occupants lors d’un événement extrême, mais qui reste économiquement accessible et puisse être construit avec des ressources locales et en respect du contexte socio-culturel.

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