Habiter 2050, le projet architectural comme outil de recherche contributive au service d’un territoire en transition

Par Ophélie MENAULT

Thèse de doctorat débutée en 2022

Sous la direction de Anne Coste

Thèse fiancée par une bourse doctorale du BRAUP et du LabEx AE&CC

Résumé de thèse

 

Le projet de thèse est co-construit avec une association d’habitants, Saint-Germain en Transition, sur sollicitation de cette dernière. Le projet de territoire qu’ils portent (devenu pilote de la Fabrique des transitions de Lyon et ses régions) associe en effet acteurs de terrain et chercheurs dans différents domaines dont les sciences du vivant, l’économie régénérative, l’aménagement et l’architecture. Il vise à transformer les modes de vie (toutes catégories sociales), à développer des activités économiques symbiotiques et à expérimenter un nouveau rapport conscient au vivant. Saint-Germain-au-Mont-d’-Or, avec une population de 3000 habitants, est l’une des 13 communes qui composent le massif des Monts d’Or, véritable patrimoine de l’histoire et du paysage lyonnais, ayant produit des ressources essentielles à la prospérité de la ville de Lyon depuis l’Antiquité : exploitation de ses plaines agricoles, sources d’eau et carrières de pierre, rôle défensif de ses châteaux surplombant la Saône.… Ces villes, aujourd’hui péri-urbaines et particulièrement aisées, ont su conserver leur caractère rural malgré une disparition progressive des terres agricoles, une augmentation des nuisances dues aux infrastructures routières, fluviales et ferroviaires, une pression foncière sclérosante. La problématique de cette thèse, à affiner au contact du terrain et par l’immersion dans le projet SGMO en Transition, concerne le rôle du projet architectural, et plus largement celui des architectes, pour accompagner la transition écologique de territoires aujourd’hui apparemment « bien-portants » mais dont le dynamisme est fondé sur un modèle environnementalement peu vertueux, consommateur d’énergies carbonées, dépendant du point de vue alimentaire, des biens et des services, en voie d’être dépassé. Cette recherche interroge le devenir de ces territoires au regard des prévisions écologiques et économiques (base scénarios Afterres, négaWatt, Paysages après pétrole, etc.), par la question de l’habitabilité : quel futur souhaitable et désirable pour eux ? Quelle transition et comment l’amorcer pour habiter ces territoires durablement ?

 

PhD’s abstract

 

The thesis project is co-built with an inhabitants association, Saint-Germain-en-Transition, at her request. The territory project they are carrying (which became pilote of the Fabrique des transitions of Lyon and its regions) associate indeed field actors and researchers from different disciplines including life sciences, regenerative economy, urban planning and architecture. It aims to transform ways of life (all social categories), to develop symbiotic economic activities and to experiment a new conscious relationship to the living. Saint-Germain-au-Mont-d’-Or, with a population of 3000 inhabitants, is one of the 13 municipalities composing the Mont-d’-Or massif, constituting a true history and landscape heritage for Lyon, which used to produce the resources essential to the city’s prosperity since antiquity : exploitation of its agricultural plains, water sources and stone quarries, defensive role of its castles overhanging the Saône river… These peri-urban cities, particularly wealthy, managed to preserve their rural character despite the gradual disappearance of agricultural lands, the increase of pollution due to road, river and rail infrastructures, and the sclerosing land pressure. The problematic of this thesis, to be refined through contact with the field of study and thanks to an immersion in the SGMO en Transition project, concerns the role of the architectural project, and wider the role of architects, in accompanying the ecological transition on territories that are apparently wealthy, but whose dynamism is based on a model which is not very environmentally virtuous, consummating carbonated energies, dependent from the point of view of food, goods, and services, and on the way to being outdated. This research questions the future of these territories regarding ecological and economic forecasts (based on Afterres, negaWatt, Paysages après pétrole, etc.), through the question of habitability: what is the desirable future for them? Which transition and how to initiate it to inhabit these territories sustainably?

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