Le projet FabHospitality lauréat de la 34e édition des Entretiens jacques Cartier

Fabriquer l’hospitalité dans la ville refuge : une obligation positive

Sous la responsabilité scientifique d’Aysegül Cankat, Pr, HDR, ENSA de Grenoble, UGA et d’Irena Latek, Pr, Ecole d’architecture de l’Université de Montréal

Ce projet a été retenu comme un des lauréats de la 34e édition des Entretiens jacques Cartier, en Mars 2022. La manifestation aura lieu à Montréal en novembre 2022.

Ce projet est le fruit d’une collaboration entre deux milieux académiques, la maitrise à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et le parcours de master, Aedification Grands Territoires, Villes de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes. Les deux parties abordent la problématique, très récurrente et très actuelle, des migrations humaines dans les villes du Nord. Les deux professeures responsables, Irena Latek et Aysegül Cankat, croisent leurs travaux dans l’objectif de consolider, par une mise en vis-à-vis qui permet d’élargir, d’étendre et d’augmenter les deux expériences ainsi que d’hybrider les méthodes, de renouveler les outils : une nécessité pour penser et fabriquer de nouvelles modalités et lieux d’accueil et d’hospitalité. Comment voir, rendre visible et fabriquer/co-fabriquer l’hospitalité dans la ville refuge ou la ville de passage, pour offrir une habitabilité de qualité quel que soit le temps qui sera investi pour y habiter, et ce, allant au-delà de l’accueil d’urgence, habitat d’urgence, centre d’accueil, gymnase, espace public générique.

Il s’agit, en somme, de réfléchir au renouvellement des dispositifs construits/fabriqués, à toute échelle, dans les villes pour ce faire. La fondamentalité du lien au dehors, à la terre et au ciel, consolide les deux approches, l’ouverture physique épouse l’ouverture mentale et opère à fabriquer les relations en réponse à plusieurs questions d’actualité. L’appréhension de ces questions par les architectes entraine non seulement le nécessaire redéploiement de ses connaissances et de ses compétences mais aussi rend indispensable d’expérimenter des méthodes et outils renouvelés susceptibles d’y répondre. Le second objectif est de confronter ces recherches spatiales et culturelles aux acteurs du monde économique et associatif œuvrant sur le champ de solidarité urbaine.

Le projet envisage deux types d’impact sociétal :

  • Impact sociétal Directe, par la mise en débat des « possibilités expérimentées » et des « faisabilités en œuvre », de manière à initier/consolider des collaborations dans la complémentarité de ces deux champs qui ne seront pas pensés en opposition de fiction/réalité.
  • Impact sociétal Différé, par la formation de jeunes architectes aux missions qui sont les leurs ainsi que l’apprentissage de comment répondre, avec les compétences de leur domaine, aux questions de migrations, surtout forcées. Replaçant la migration et l’hospitalité comme « obligations positives » d’une « situation de passage », le projet tend à inverser l’attitude, en basculant la pensée et l’action de la gestion quantitative dans l’urgence à un processus continu qui opère avec qualité, pour tout habitant, même très passager, de la ville.

Les autres participants au projet :

Halimatou Mama-Awal, Fannie Duguay-Lefebvre, Clotilde Simon, Hocine Aliouane-Shaw, Yannick Goetz

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