Date de début du projet : 1 novembre 2021
Date de fin du projet : 31 octobre 2024
Thierry Joffroy (CRAterre-AE&CC/ENSAG/UGA)
Nadia Licitra (CRAterre-AE&CC/ENSAG/UGA)
Audrey Carbonnelle (AE&CC/ENSAG/UGA)
Bérangère Redon (HiSoMA – MOM / CNRS)
Matthieu Vanpeene (HiSoMA – MOM / CNRS)
Maël Crépy (HiSoMA – MOM / CNRS)
Séverine Marchi (UMR 8167 Orient & Méditerranée / Sorbonne Université / CNRS)
Ninon Blond (UMR 8167 Orient & Méditerranée / Sorbonne Université / CNRS)
David Gandreau (CRAterre association)
Chamsia Sadozaï (CRAterre association)
Anita Quiles (Ifao / Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
Nadine Mounir (Ifao / Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
Luc Gabolde (CFEETK – MoTA / USR 3172 / CNRS)
Marc Maillot (SFDAS / CNRS)
507 189.5 €
Le projet Nile’s Earth qui vise à améliorer les connaissances sur la présence de l’architecture de terre pendant les périodes pharaoniques le long de la vallée du Nil ainsi que de leur conditions de conservation (méthodes, pratiques) a été lauréat de l’appel à projet 2021 de l’ANR).
En effet, depuis la naissance de l’égyptologie au XIXe siècle, puis de la soudanologie, l’intérêt des spécialistes travaillant sur les sociétés anciennes de la vallée du Nil s’est principalement porté sur les édifices en pierre, tandis que les constructions en terre n’ont été étudiées que dans leurs manifestations les plus monumentales (murs d’enceinte) ou complexes (voûtes et dômes). Pourtant, la terre a été le principal matériau de construction en Égypte et au Soudan dès les plus hautes époques et jusqu’à l’époque contemporaine et, en tant que tel, il fait l’objet d’un important regain d’intérêt depuis plusieurs années. De surcroît, les autorités égyptiennes et soudanaises exigent de plus en plus d’actions spécifiques pour préserver et présenter au public cette facette importante de leur patrimoine culturel.
En réponse à cette situation, l’objectif principal de ce projet est de définir des solutions pertinentes pour répondre à la demande croissante d’une meilleure conservation et valorisation des architectures de terre des sites archéologiques de la vallée du Nil. Pour ce faire, il proposera des compléments d’intervention, pendant et juste après la fouille et, à plus long terme, des actions spécifiques pour la conservation et la présentation au public. Ces solutions impliquent de nouvelles méthodologies et pratiques à expérimenter et à développer: identification et caractérisation; protocoles d’enquête sur l’état des sites; techniques de restauration; conservation préventive pendant les fouilles; entretien régulier et modalités de planification et de gestion des sites.
Pour cela, le projet rassemble des spécialistes de disciplines complémentaires : Égyptologues, architectes, archéologues, archéobotanistes, géomorphologues, conservateurs et physiciens. Le projet exploitera le potentiel des connaissances fournies par les études architecturales et l’archéologie, combinées à des études géomorphologiques, des analyses géotechniques, archéométriques et archéobotaniques effectuées sur des échantillons de terres et de briques provenant de plusieurs sites en Égypte et au Soudan
Egypte : Saqqarah (Necropole de Pepy 1er), Karnak (Trésore de Chabaka), Medamoud, Plinthine, Telle El Herr
Soudan : Saï et Kerma Dukki Gel
A venir